« Rayonner par la confiance en soi ». C’est autour de cette thématique qu’a été organisée la première édition d’INSPIR’ELLES, une initiative portée par Blanche Ntone, avec l’ambition de rassembler les femmes autour de questions liées au leadership, à la famille, à l’entrepreneuriat et à la vie sociale. Une rencontre pensée comme un espace d’échange, de transmission et d’inspiration, pour encourager chaque participante à devenir une meilleure version d’elle-même.
Dans son discours d’ouverture, Blanche Ntone a donné le ton de cette première édition en rappelant que la confiance en soi ne signifie pas ne jamais tomber, mais continuer à avancer après chaque chute. Une invitation à affronter les épreuves sans leur permettre de définir la trajectoire.
L’initiatrice d’INSPIR’ELLES a également placé la solidarité féminine au cœur de son propos. « Une lumière n’a pas besoin d’éteindre les autres, elle brille et inspire », a-t-elle déclaré, invitant les femmes à sortir de la comparaison et à faire de la réussite des unes une source d’inspiration pour les autres.
Un événement porté par l’engagement
Blanche Ntone a également levé le voile sur les coulisses de l’organisation. Aucun des panélistes présents n’a été rémunéré pour sa participation. Tous ont accepté de partager leurs expériences et leur expertise gratuitement, avec la volonté de contribuer à l’inspiration des femmes réunies pour l’occasion.
L’organisation elle-même a reposé sur une équipe de jeunes hommes et femmes, pour la plupart âgés d’une vingtaine d’années, qui se sont investis dans la préparation de l’événement sans rémunération. Pour Blanche Ntone, cette mobilisation témoigne aussi de l’accompagnement dont elle estime avoir bénéficié dans la réalisation du projet. « Le sponsor officiel, c’est Dieu », a-t-elle affirmé à plusieurs reprises.
À cette mobilisation se sont ajoutés plusieurs partenaires, entrepreneurs et entreprises qui ont accompagné l’initiative à travers des dons et différents appuis.
De l’épreuve à la puissance
Parmi les temps forts de cette première édition, le premier panel, intitulé « De l’épreuve à la puissance : comment la vie nous appelle à croire en nous », a particulièrement retenu l’attention.
Emilienne Danielle Song, aux côtés d’Agnès Jocky, Calixthe Ntone et Mireille Fotso, a livré un témoignage personnel particulièrement poignant. Mère de quatre enfants, tous nés par césarienne, elle vit avec un pacemaker et a notamment traversé l’endométriose et un cancer du col de l’utérus. Elle a également subi huit interventions chirurgicales et se prépare aujourd’hui à une neuvième opération.
À ces épreuves médicales s’est ajoutée une épreuve familiale. Elle a raconté avoir été rejetée par sa belle-famille, qui estimait qu’elle n’était pas digne de leur fils.
Pourtant, son récit ne s’est pas limité à l’évocation des difficultés. Il s’est transformé en un message de résilience adressé aux femmes présentes : continuer à avancer, prendre soin de soi et se rappeler que la vie mérite d’être vécue.
Une conviction illustrée par une formule devenue l’un des moments marquants de son intervention : « Chaque femme doit avoir son rouge à lèvres, se souvenir que la vie est belle et mérite d’être vécue ».
Oser prendre sa place
Le deuxième panel, consacré à la thématique « Oser prendre sa place », a déplacé la réflexion vers la responsabilité individuelle et le passage à l’action.
Marraine de cette première édition, Yolande Bodiong a livré une intervention particulièrement directe. Pour elle, aucun discours, aussi inspirant soit-il, ne peut faire le travail à la place des femmes elles-mêmes.
À travers la métaphore du sac à main, elle a invité les participantes à comprendre qu’elles sont celles qui décident de ce qui entre dans leur vie et de ce qui doit en sortir. Comme dans un sac, il faut savoir faire le tri.
Selon elle, le manque de confiance en soi ne devrait pas devenir un refuge derrière lequel on se cache pour éviter d’agir ou d’accomplir les grandes destinées qui nous sont attachées. La femme africaine, a-t-elle rappelé, porte déjà en elle une force qui demande à être pleinement assumée.
Christelle Epee, spécialiste des ressources humaines, a pour sa part insistée sur l’importance du dialogue intérieur, de la gratitude et de la préparation. Pour atteindre un objectif, il faut se former, développer ses compétences et savoir demander de l’aide. Demander de l’aide n’est pas une faiblesse, a-t-elle souligné.
Marie-Rose Daya, directrice générale de MTN Business et invité d’honneur de cette première édition a quant à elle, rappelé que la confiance doit se vivre au quotidien, mais aussi se manifester. Lorsqu’elle est assumée et visible, elle peut devenir un véritable levier d’opportunités.
« Je suis capable »
D’autres échanges sont venus enrichir la réflexion, avec notamment Lesly Koko, thanatopractrice, Tatiana Matip, actrice et formatrice de jeunes, ainsi que Sorelle, connue sur les réseaux sociaux sous le nom de « Dame de Luxe » et présentée comme la mascotte officielle de l’événement.
Son parcours et son assurance ont également illustré le thème de cette première édition. Malgré les critiques et les préjugés liés à son physique et à sa taille, Sorelle continue de s’affirmer et de revendiquer son identité avec assurance.
Au fil des interventions, un même impératif s’est dessiné : passer de la parole à l’action.
Blanche Ntone a ainsi invité chaque participante à adopter une affirmation simple : « Je suis capable ». Une phrase qui se veut moins une formule de motivation qu’une posture face aux défis, aux ambitions et aux différentes responsabilités qui jalonnent la vie des femmes.
Panels, témoignages, prestations artistiques, danse, intermèdes et moments de convivialité autour d’un repas ont rythmé cette première édition, qui entendait dépasser le cadre classique d’une conférence.
La rencontre a également été l’occasion de recueillir quelques annonces au micro de Ladies Media. Pierre Ngueti, acteur de cinéma, a notamment annoncé une prochaine collaboration avec Blanche Ntone autour du film Double Mariage.
Au terme de cette première édition, INSPIR’ELLES aura surtout proposé une autre lecture de la confiance en soi : non pas seulement croire en sa capacité, mais transformer cette conviction en mouvement.
Une dynamique résumée par l’appel de Blanche Ntone à chaque femme : « Je suis capable », avec un vœu pour chacune des participantes : que le ciel soit la limite de chacune
Danielle Douanla (Stagiaire)
Publié le : 20/08/2026 à 11h03