La 73e édition de Miss World, organisée dans le cadre du 75e anniversaire du concours, s’est achevée samedi 5 septembre à Nha Trang, au Vietnam. La Camerounaise Raïssa Noura Njikam, n’a pas pu intégrer le Top 40 et a quitté la compétition sans classement final.
Sur 111 candidates au départ, seuls quarante ont obtenu leur ticket pour les quarts de finale, à raison de dix représentantes par région (Afrique, Amériques et Caraïbes, Asie-Océanie, Europe). Le nom de la Camerounaise ne figure pas dans cette sélection : ses performances dans les différentes épreuves n’auront pas suffi à lui ouvrir cette porte.
Sa participation aura néanmoins permis de porter à l’international un plaidoyer déjà au cœur de son mandat de Miss Cameroun. Pour son Beauty With a Purpose, elle avait présenté « Voices for Justice », une initiative de lutte contre les violences basées sur le genre, avec une attention particulière aux violences psychologiques et numériques. Le projet, porté à travers la Nounji Foundation qu’elle a fondée, repose sur quatre piliers : prévention, protection, réhabilitation et synergie des efforts entre institutions, société civile, communautés et médias dans la continuité d’un engagement mené depuis son élection, notamment sur l’éducation, l’autonomisation des jeunes filles et l’accompagnement des victimes de violences.
Pour son 75e anniversaire, Miss World avait adopté un nouveau format de sélection progressive : du Top 40, cinq places étaient attribuées via les challenges : Beauty With a Purpose, Multimedia, Head-to-Head, Top Model, People’s Choice. Les gagnantes de Talent et Sports bénéficiant en outre d’une qualification directe ; les places restantes revenaient au jury. Le Top 20 réunissait ensuite cinq qualifiées automatiques et quinze choisies par le jury, avec l’obligation de conserver cinq représentantes par région. Six candidates ont finalement atteint la dernière étape.
C’est la Dominicaine Joheirry Mola qui en est sortie couronnée. Âgée de 24 ans, enseignante, journaliste et engagée dans le milieu associatif, elle a fondé Voices of Tomorrow, une initiative facilitant l’accès à l’apprentissage de l’anglais pour les enfants de communautés vulnérables. Elle avait obtenu son ticket pour le Top 40 grâce à sa victoire au Top Model Challenge pour sa région, avant de franchir successivement les étapes du Top 20, du Top 12 puis du Top 6.
Noura Njikam n’aura pas atteint la phase finale, mais sa participation aura donné une visibilité internationale à une cause qu’elle défend depuis son élection comme Miss Cameroun. À travers Voices for Justice et les actions de sa fondation, elle entend poursuivre ce travail au-delà du concours. La couronne lui a échappé, mais le combat qu’elle avait choisi de mettre en lumière ne s’arrête pas avec la compétition.
Danielle Douanla (stagiaire)
Publié le : 07/09/2026 à 17h04